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Louis Arretche et Roman Karasinsky
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Arretche Louis (Saint-Justin (Landes) 1905 - 1993) et Karasinsky Roman (mort en 1996).
Architectes de la Reconstruction de Coutances.
Les deux tiers de la ville de Coutances ont été détruits par les bombardements de juin 1944. La Reconstruction de la ville dura de 1946 à 1957, sous la conduite de Louis Arretche, nommé architecte pour la ville de Coutances par le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme et de Roman Karasinsky. Coutances bénéficia d’un projet d’ensemble, établi selon les préceptes de la loi du 28 octobre 1946. Ce texte engage à un modernisme raisonné, à l’emploi des types régionalistes intégrés dans des ensembles d’apparence classique, et à une amélioration de l’habitat et de l’urbanisme. Les architectes ont créé de nouvelles perspectives entre les principaux monuments en perçant les rues du Puits-Notre-Dame et Louis Beuve de part et d’autre de la cathédrale. Des cités-jardins ont été créées en centre-ville dans l’Enclos-Notre-Dame et rue Paul-Letarouilly. Arretche et Karasinsky se sont inspirés des types classiques du Coutançais : tourelles d’escalier circulaire à l’arrière des immeubles, porches et passages couverts entre les rues, encadrements de baies saillants, lucarnes sur les toitures pentues couvertes d’ardoises. Les pierres, souvent récupérées dans les décombres, sont d’extraction locale : schistes et grès rouge ou gris. En revanche, les structures sont en béton. Seules la salle Marcel-Hélie, la poissonnerie et la chapelle Saint-Vincent sont des créations suivant les modes architecturales inspirées de Corbusier et d’Auguste Perret, et non des réinterprétations modernes de l’architecture ancienne.
Louis Arretche et Roman Karasinski ont également reconstruit la ville de Saint-Malo. Leurs réalisations les plus remarquables en France sont l’église Jeanne-d’Arc à Rouen (années 60) et le pont Charles-de-Gaulle à Paris, construit en 1998 selon leur projet devant la Très Grande Bibliothèque.
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Louis Beuve
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Beuve, Louis (Quettreville-sur-Sienne 1869 - 1949).
Écrivain.
Après avoir suivi des études à Caen, il devient commis de librairie à Paris où il rencontre François Enault avec lequel il fonde la Société du Bouais-Jan et la revue du même nom. Il devient ensuite le directeur du Courrier de la Manche, un journal de Saint-Lô. Ardent défenseur de la langue et des coutumes normandes, il milite pour la renaissance régionaliste à la fin du XIXe siècle. Autonomiste d’une Normandie indépendante, il a longtemps constitué une référence pour les écrivains normands de la génération suivante. Il écrivit de nombreux textes réunis par Fernand Lechanteur, en 1950, en un recueil d’Oeuvres Choisies. Dans La lettre à la morte, roman inachevé, il décrit la ville de Coutances et ses habitants.
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Chevalier Rosette de Brucourt
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Brucourt, Charles-François-Olivier Rosette de (XVIIIe siècle).
En 1751, le chevalier Rosette de Brucourt ainsi que François Encoignard léguèrent leurs livres et leurs estampes au Collège de Coutances à la seule condition qu’ils soient accessibles au public. Ainsi fut fondée la première bibliothèque de la ville de Coutances.
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Sylvestre de la Cervelle
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Cervelle, Sylvestre de la (XIVe siècle).
Évêque.
Sylvestre de la Cervelle devient évêque de Coutances en 1371. Durant la guerre de Cent Ans, il reçoit 1 600 francs or de Charles V pour la restauration de la cathédrale, endommagée pendant le siège de la ville. Ces fonds étant largement insuffisants face à l’ampleur de la restauration, il envoya, en 1375, des procurateurs dans tout son diocèse afin de collecter des dons et ainsi compléter la somme. En 1385, il donna l’ancien palais épiscopal aux chanoines afin qu’ils le rasent et créent un parvis devant la cathédrale. En 1386, il fit construire la Circata (chapelle de la Vierge) dans la cathédrale.
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Éléonor Daubrée
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Daubrée, Éléonor (Gouville-sur-Mer 1881, 1961).
Poète.
Faisant carrière dans l’enseignement, il a laissé comme principaux recueils : Fleurs de mon pays et La terre des ancêtres. Une rue de Coutances porte son nom.
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Jean d’Essey
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d’Essey, Jean (XIIIe siècle).
Évêque.
Nommé évêque de Coutances en 1251, Jean d’Essey fit édifier les chapelles du bas-côté nord de la cathédrale.
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Marie Desvallées
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Desvallées, Marie (1590 - 1656).
"La sainte de Coutances" appartient au grand siècle de la sorcellerie. Elle est née en 1590 dans un petit village de Basse-Normandie de parents pauvres. Selon son propre récit, elle fut demandée en mariage à 19 ans, refusa et dès lors fut victime d’un "sort" jeté sur elle par une sorcière. Elle connut à partir de là de grands tourments et adopta un comportement étrange. Son entourage et l’évêque de Coutances lui-même finirent par se convaincre qu’elle était possédée du démon. On l’exorcisa en vain. On la conduisit à Rouen auprès de l’archevêque pour des exorcismes plus solennels : en vain.
Le 8 décembre 1615, elle vécut une expérience intérieure décisive : elle accepta un "échange de volonté avec son Dieu". A partir de ce don, il lui fut impossible de communier, et cela pendant 33 ans, malgré son désir et tous les efforts déployés pour l’y aider. Vers cette époque, elle vint s’installer à Coutances. Elle devait y passer de longues années comme servante auprès de deux prêtres. Elle se savait "possédée" et elle l’acceptait de son mieux. Humiliée, angoissée, souvent rebutée par les gens, qu’elle effrayait, elle se disait "cet état, je ne l’ai pas voulu". Quelle était donc la nature de ce mal ? Nous l’ignorons. Les documents qui la concernent - d’amples écrits de saint Jean Eudes et quelques témoignages recueillis au cours de procès - ne suffisent sans doute pas pour élaborer une interprétation critique de son cas. A son époque, dans le contexte de la polémique avec les protestants, mettre en doute la réalité d’une possession pouvait être interprété comme un manque de foi.
Elle connut dans sa vie douloureuse deux épisodes particulièrement atroces : elle les appelle "l’Enfer" (1617 - 1619) et "le Mal de douze ans" (1622 - 1634). Elle vécut alors des abîmes de désespoir et de détresse, proférant parfois d’horribles blasphèmes, se frappant violemment, tentant de se suicider... Pendant de longues périodes, elle mangeait à peine et était la proie de peurs paniques. Elle refusait toute consolation et tout réconfort. En 1641, l’évêque de Coutances demanda au père Jean Eudes, venu prêcher en mission, de la prendre en main. Celui-ci l’exorcisa de nouveau en grec. Dès lors, il se considéra comme responsable d’elle, qui était de dix ans son aînée. L’un et l’autre considérèrent cette rencontre comme une grâce, et ce fut le début d’une longue fidélité.
Ses dernières années furent plus paisibles. Elle mourut, veillée par Jean Eudes, le 25 février 1656 dans la maison de l’abbé Pottier, rue Basse. Elle fut inhumée par le curé de l’église Saint-Nicolas, en la chapelle Saint-Joseph. Son étrange destinée et le climat de secret autour d’elle inquiétèrent diverses personnes. A cause d’elle, même longtemps après qu’elle eut quitté ce monde, Jean Eudes fut l’objet de violentes attaques. Il défendit toujours son souvenir, comme le bien majeur qu’il ne pouvait trahir. Les Eudistes (les prêtres du séminaire) avaient souhaité enterrer Marie Desvallées dans leur église. Après une requête positive au Parlement de Rouen, son corps fut exhumé le 4 novembre 1656, dans le plus grand secret, et transporté en la chapelle du séminaire. Le 5 août 1919, elle fut de nouveau exhumée puis transportée en la cathédrale. Elle repose depuis cette date dans un petit caveau situé entre l’autel de la chapelle du Puits et la chapelle Saint-Jean.
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Pierre Dubois
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Dubois, Pierre (Environs de Coutances vers 1250 - vers 1320).
Légiste.
Il soutint Philippe le Bel contre le pape Boniface VIII et préconisa l’union des peuples européens pour reprendre les Lieux Saints sous la direction du roi de France (De Recuperatione Terrae Sanctae).
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Le baron Duhamel
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Le Baron DUHAMEL, maire de Coutances de 1800 à 1811
Louis-Marie Duhamel fut le maire du redressement de la ville après 10 ans de Révolution. Il est né le 16 avril 1760 à Coutances, paroisse Saint-Pierre. Il est le fils de Nicolas Michel Duhamel, notaire du Roi et de Louise Charlotte Bonté. Le jeune Duhamel devient avocat puis reprend l’étude de son père. Il devient également lieutenant général de police au siège du bailliage présidial de Coutances en 1785. Il montre ainsi ses qualités d’organisateur et son autorité.
Bonaparte, devenu consul, le nomme maire de Coutances le 9 floréal An VIII. La ville lui doit ses boulevards de l’Est (établis sur les jardins des couvents) la fin des travaux du boulevard de l’Ouest, une halle au blé et la mairie dans l’ancien couvent des Capucins, la cours d’assises dans l’abbaye bénédictine, une bibliothèque et un théâtre municipal, la réorganisation des foires et marchés etc.
Louis-Marie Duhamel fut maire jusqu’en août 1811, date à laquelle il fut nommé vice-président du tribunal de première instance de Coutances. Il est devenu baron de l’Empire le 14 avril 1810 et chevalier de la légion d’honneur le 1er juin 1811. Il décéda chez lui, place Milon (aujourd’hui école Germain) le 22 janvier 1819. Il fut inhumé dans la chapelle de la Roquelle, une de ses nombreuses propriétés.
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Antoine et Raphaël Duparc
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Duparc, Antoine et Raphaël.
Sculpteurs.
De 1750 à 1755, le Marseillais Antoine Duparc, puis son fils Raphaël, sculptèrent le maître-autel de la cathédrale. Raphaël Duparc, avec l’aide de l’ouvrier Pompeo Franchi, réalisa également, avec les surplus de marbre, l’autel des Augustins, transféré en 1843 à la chapelle des Augustines où il sert de maître-autel. |
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François Encoignard
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Encoignard, François (XVIIIe siècle).
Ce Coutançais installé à Cadix légua en 1718 sa fortune à divers établissements de la ville de Coutances, dont 30 000 écus à l’hôpital.
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saint Éreptiole
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Éreptiole, saint (430 - 473).
Selon la tradition, la première église construite à Coutances aurait été fondée au Ve siècle par saint Ereptiole, qui est donc le premier évêque légendaire de la ville.
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Antoine Etex
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Etex, Antoine (Paris 1808 - Chaville 1888).
Artiste.
Ce sculpteur, peintre et architecte français, est l’auteur des bas-reliefs allégoriques de la Paix et de la Guerre de l’Arc de triomphe, à Paris, et du tombeau de Napoléon Ier. A Coutances, il est l’auteur de la statue en bronze du consul Lebrun, inaugurée en 1847 devant le palais de Justice.
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saint Jean Eudes
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Eudes, saint Jean (Ri 14 nov. 1601 - Caen 19 août 1680).
Entré dans les ordres en 1620, il fréquenta la Faculté de théologie de Caen (1621-1623) où il connut l’Oratoire, institut récemment fondé à Paris par Pierre de Bérulle. Jean Eudes, y fut admis le 25 mars 1623, puis poursuivit ses études dans les maisons de Marines et d’Aubervilliers. Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1625. En 1627, son père lui écrivit que la peste ravageait la région d’Argentan où beaucoup mouraient seuls, sans sacrements. Il partit pour ce premier ministère, puis il rejoignit l’Oratoire de Caen. Dès lors, il se consacra aux missions intérieures en Normandie durant cinquante ans.
Son livre La Vie et le Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes est une des meilleures synthèses de ce qu’on appellera plus tard la spiritualité de l’Ecole française. En 1641, il fonde l’ordre de Notre-Dame de Charité, pour accueillir de pauvres femmes et leur donner le moyen de retrouver leur dignité.
Parce que Jean Eudes rencontrait souvent des prêtres médiocres ou ignorants, peu préparés à leur ministère, il se sentit appelé à préparer de meilleurs prêtres. Il rencontrait cependant chez ses supérieurs oratoriens un refus persistant. Finalement, il quitta l’Oratoire, et le 25 mars 1643, avec quelques prêtres, il commença une nouvelle communauté, la Congrégation de Jésus et Marie, dite aujourd’hui "des Eudistes", qui ouvrit le séminaire de Caen. Désormais Jean Eudes travailla sur plusieurs fronts : les Missions, qu’il ne laissa jamais, et le séminaire. Devenu supérieur d’une congrégation sacerdotale qu’il mit à la disposition des évêques, il fut sollicité pour fonder des séminaires en Normandie, dont celui de Coutances, et en Bretagne. Mais Jean Eudes rencontra toutes sortes d’oppositions et d’attaques, notamment au sujet de Marie Desvallées. Jean Eudes mourut à Caen le 19 août 1680. L’Eglise l’a proclamé saint en 1925.
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Yves-Marie Froidevaux
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Froidevaux, Yves-Marie (1907-1983).
Architecte.
Le département de la Manche doit beaucoup à cet architecte parisien qui fut, de 1944 à 1974, architecte en chef des Monuments Historiques ainsi que, à partir de 1957, architecte en chef du Mont-Saint-Michel. Il mena de nombreuses restaurations après les bombardements à Genêts, à Granville, à l’abbaye de Hambye, à l’abbaye de La Lucerne, ainsi qu’à la cathédrale de Coutances. A Lessay, malgré l’avis défavorable du ministère de la Reconstruction, il obtint de restaurer l’abbaye de la Trinité à l’identique en faisant valoir son intérêt historique. Pour "remonter" l’édifice, il apprit lui-même à des artisans à travailler avec les mêmes outils qu’au XIe siècle. Ayant déjà acquis une renommée internationale, il fut nommé inspecteur général des Monuments Historiques en 1974. Il avait été notamment chargé du Saint Sépulcre de Jérusalem, et en France, des grottes de Lascaux et de la flèche en fonte de la cathédrale de Rouen. Notons également qu’il fut membre de l’Académie d’Architecture et professeur au Centre Supérieur d’Histoire et de Conservation des Monuments Anciens du Palais de Chaillot.
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Charles du Hérissier de Gerville
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Gerville, Charles du Hérissier de (Gerville-la-Forêt (Vesly) 19 sept. 1769, Valognes 26 juil. 1853).
Archéologue.
Il étudia au collège de Coutances, puis à celui de Caen, principalement le droit. Pionnier de l’archéologie bas-normande, il étudia particulièrement les vestiges de l’époque gallo-romaine, les châteaux et les abbayes du département de la Manche. Il est l’inventeur du qualificatif de « roman ».
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Rémy de Gourmont
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| Gourmont, Rémy de (Bazoches-au-Houlme 1858, Paris 1915).
Ce personnage est issu d’une famille noble originaire de Carquebut (50) dont la filiation remonte à la fin du XIVe siècle et qui a fourni plusieurs imprimeurs humanistes au XVIe siècle. Il avait huit ans quand ses parents s’installèrent au Mesnil-Villeman, près de Gavray. Il fit ses études au lycée de Coutances, où sa famille posséda un hôtel particulier, rue Quesnel-Morinière. Il a décrit Coutances dans Une petite ville. Il fut un des fondateurs du Mercure de France et le cofondateur de la revue L’Ymagier (1894). Il a publié Le Livre des masques, le Latin mystique, La Physique de l’Amour, Promenades littéraires, Lettres d’un satyre, Lettres à Sixtine, etc... Il a situé dans le Nord-Cotentin le cadre de son roman Un coeur virginal. |
 Buste de Rémy de Gourmont - Jardin des plantes de Coutances
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Docteur Guillard
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Guillard, Docteur.
Médecin, maire de Coutances.
Il fut maire de Coutances de 1941-1945. Directeur de la clinique de Coutances, il s’illustra, pendant les bombardements de juin 44, avec le Docteur Livory, en portant secours à de nombreux blessés.
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Geoffroy Herbert
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Herbert, Geoffroy ( ? - 1510).
Évêque.
Sommé par le roi Louis XI d’intégrer le siège de son diocèse, il consacra son épiscopat à l’embellissement des édifices religieux de Coutances : l’église Saint-Pierre (à partir de 1494), la chapelle des Augustins à l’hôpital (à partir de 1499), et la commande d’une très riche série de tapisseries (disparues à la Révolution) reproduisant les Douze Travaux d’Hercule pour la cathédrale.
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Ernest Hulin
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Hulin, Ernest (1882 Coutances - 1918 Strasbourg).
Sculpteur.
Il se dirigea vers la sculpture à sa sortie de l’Ecole des Arts Décoratifs. Sa ville natale lui devait une superbe statue en bronze de l’amiral Tourville qui avait été érigée sur le parvis Notre-Dame. Comme beaucoup d’autres, cette œuvre fut envoyée à la fonte par l’occupant durant la dernière guerre. Déposé au bas d’une allée du jardin des plantes, il ne reste aujourd’hui que le socle dont une face est ornée d’un haut-relief représentant un matelot adossé à un mat brisé par un boulet et une autre, montrant un jeune soldat, étendu sans vie, qu’une femme ailée, symbolisant la France, vient embrasser. Une rue de Coutances porte son nom. |
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Georges Laisney
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Laisney, Georges (Coutances 1883, 1950).
Graveur et écrivain.
Lié au groupe des artistes du Pou-qui-Grimpe, il a consacré à Coutances et au Cotentin des ouvrages illustrés de ses dessins, et entretenu le culte de la Normandie historique. Son Portrait de Coutances, sa Noce chez le photographe, ses Poèmes couleur du temps perdu, sont riches de sensibilité et d’humour.
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Charles François Lebrun
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| Lebrun, Charles François (Saint-Sauveur-Lendelin 1739, Saint-Mesmes - Seine et Marne - 1824).
Successivement censeur royal, inspecteur général des biens de la couronne, il se retira des affaires et occupa ses loisirs à des traductions en prose, peu fidèles mais élégantes, de la Jérusalem délivrée du Tasse et de l’Iliade. Un écrit politique, la Voix du citoyen, publié en 1789, le fit nommer député aux États Généraux. À la suite du coup d’état du 18 brumaire, auquel il avait contribué, il fut désigné par Bonaparte comme troisième consul. La réorganisation des finances et la création de la Cour des comptes furent en grande partie son œuvre. Sous l’Empire, il fut archi-trésorier, duc de Plaisance et gouverneur de la Ligurie en 1805. En 1814, il ne signa pas la déchéance de Napoléon, mais adhéra au rappel des Bourbons, qui le nommèrent pair de France.
Le lycée de Coutances porte son nom. Le musée Quesnel-Morinière présente un des ses portraits réalisé par Robert Lefèvre (1755 - 1830) ; une statue en bronze à son effigie réalisée par Antoine Etex en 1847 se trouve devant le palais de Justice. |
 Portrait de Lebrun par Robert Lefèvre - musée de Coutances
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Legentil de la Galaisière
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Legentil de la Galaisière, Guillaume Joseph Hyacinthe Jean Baptiste (Coutances 1725 - 1792).
Explorateur.
Cet astronome avait déjà publié quelques mémoires lorsqu’il partit pour l’Inde en 1760, afin d’observer le passage de Vénus en 1761. La guerre contre les Anglais l’ayant empêché de faire son observation, il se décida à attendre le passage de 1769 ; mais alors le ciel resta couvert. Il rentra en France en 1771, mais perdit nombre de ses documents lors du voyage de retour. Il avait profité de son séjour en Inde pour étudier les connaissances astronomiques des Brahmanes, leurs méthodes pour calculer les éclipses, etc... Legentil entra à l’Académie des Sciences en 1753, et devint directeur de l’Observatoire. Sa maison natale se trouve près de Coutances. Un boulevard de la ville porte son nom. |
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Saint Lô
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Lô, saint (VIe siècle).
Évêque.
Lô serait né à Courcy, près de Coutances, sous le règne du roi Childebert Ier, fils de Clovis, au VIe siècle. Il fut nommé évêque de Coutances vers 525. Lors de sa consécration, une foule considérable suivait la cérémonie. La légende rapporte qu’une femme du peuple, aveugle, se prosterna à ses pieds alors qu’il bénissait la foule. Aussitôt, elle se releva, guérie. C’est cette guérison miraculeuse que nous rappellent plusieurs vitraux des églises de la région de Coutances. Le don du saint, reconnu par la foi populaire, est de guérir les maladies des yeux. A Courcy une fontaine miraculeuse est surmontée de sa statue. |
 Statue de saint Lô à Courcy
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Thomas du Marest
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Marest, Thomas du (XVe siècle).
Prêtre.
De 1397 à 1433, en pleine guerre de Cent Ans, il fut curé de Saint-Nicolas. Dans son livre de comptes, il relate les travaux et les donations faites à l’église Saint-Nicolas pour sa restauration et son entretien. En 1417, les Armagnacs, gardiens des châteaux du roi de France en Normandie, s’emparèrent des sommes d’argent réunies par Thomas du Marest afin de réparer son église. En 1420, les soldats anglais réquisitionnèrent le presbytère de Saint-Nicolas, obligeant le père à se faire construire une petite maison dans laquelle il résida pendant dix ans.
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Adèle Sébastien Minel
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| Minel, Adèle Sébastien (1789 - 1869).
Cet officier du génie retraité et aquarelliste, développa les plans du jardin des plantes de Coutances en y mêlant terrasses à l’italienne, bosquets à l’anglaise, labyrinthe et jets d’eau. Les travaux d’aménagement sur trois niveaux s’achevèrent en 1855. Ce jardin, contemporain des premiers jardins paysagers parisiens, est emblématique des jardins du XIXe siècle |
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Thomas Honoré de Mons
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Mons, Thomas Honoré de (vers 1683 - 1775).
Cet historien local est issu d’une des plus vieilles familles de la région. Son père, Jean de Mons, fut le premier maire de la ville de Coutances en 1693.
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Geoffroy de Montbray
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Montbray, Geoffroy de ( ? - Coutances 2 fév. 1093).
Évêque.
Issu de la petite aristocratie du Cotentin, il obtient l’évêché de Coutances en 1049, en partie grâce aux fonds distribués par sa famille. Il se révéla un excellent organisateur de son diocèse et un compagnon fiable pour Guillaume le Conquérant. Vers 1050, Geoffroy entreprend (ou délègue) un voyage en Sicile auprès des seigneurs de Hauteville, originaires du Cotentin, pour recueillir des subsides nécessaires à la reconstruction de la cathédrale de Coutances, dédicacée en 1056.
En 1066, il participe à l’assemblée de Lillebonne, et soutient le droit de Guillaume au trône d’Angleterre. Il le suit à Hastings, et officie son couronnement à Londres. Après la conquête, Geoffroy est de ceux à qui Guillaume confie, non pas des charges en rapport avec son statut ecclésiastique, mais des commandements militaires contre les révoltes anglo-saxonnes (1067, 1069 et 1074). En récompense, Guillaume, dont il reste un proche conseiller, lui concède en fief de nombreux domaines anglais qu’il saura garder, même après avoir pris le parti de Robert Courteheuse, après 1087. Après sa mort, en 1093, son neveu et héritier Robert de Montbray s’en verra exproprié par Guillaume le Roux.
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Hugues de Morville
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Morville, Hugues de (XIIIe siècle).
Évêque.
Nommé évêque de Coutances (1208-1238), Hugues de Morville fonde en 1209 l’Hospice de Coutances (l’Hôtel-Dieu). Vers 1218, il entreprend la construction de la cathédrale gothique. Hugues de Morville mourut en 1238 dans son palais épiscopal et fut inhumé dans le chœur de sa cathédrale.
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Famille Paisnel
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Sur l’initiative de la famille Paisnel, les Dominicains s’installent dans le deuxième quart du XIIIe siècle à Coutances, à l’actuel emplacement des Unelles. En 1252, Foulque Paisnel, alors gouverneur de Coutances, fait construire l’aqueduc (16 arches, dont 5 en plein cintre et 11 en tiers-point).
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Joseph Quesnel
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Quesnel, Joseph (Coutances 1897, St-Germain-en-Laye 1931).
Peintre, essayiste, poète, il a été le fondateur du Pou-qui-Grimpe, un curieux groupement artistique et littéraire, coloré de régionalisme, et non exempt de fantaisie, qui s’efforça de provoquer une renaissance intellectuelle dans le Coutançais, entre les deux guerres.
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Quesnel de la Morinière
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| Quesnel de la Morinière, Jean-Jacques (1765 - 1852).
Ce descendant d’une famille de magistrats fut un bienfaiteur de la ville de Coutances. A la mort de Gabriel d’Ouessey en 1823, il se porta acquéreur d’un jardin et de l’ensemble de la propriété attenante. En janvier 1852, il lègue à la ville cet hôtel particulier à la condition qu’il soit d’utilité publique et que les jardins deviennent un parc municipal où seraient cultivées des plantes médicinales. Le maire de l’époque, M. Brohier-Littinière, lui en témoigna sa reconnaissance en dressant au centre du jardin, devenu le jardin des plantes, un obélisque, qui commémore sa générosité. Il légua également au grand séminaire le château de la Mare, pour qu’y soit établie une maison de campagne pour les prêtres. |
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Les Tancrède de Hauteville
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Famille de chevaliers originaires d’Hauteville-la-Guichard, près de Coutances, partis se tailler un royaume en Italie du sud en 1037. Le roi Roger II de Sicile est leur descendant direct. Les principaux sont :
Guillaume Bras-de-Fer. L’aîné des douze fils de Tancrède de Hauteville fut le premier à partir en Italie. Arrivé en 1037 dans le sud de la péninsule avec ses frères Drogon et Onfroy, il s’illustra à la bataille de Troina en 1038 (ou 1040) et y gagna son surnom (il aurait embroché le chef des Sarrasins d’un coup de lance). Il retourna en Apulie (Pouilles) en 1040 et enleva la plus grande partie de cette province aux Byzantins en trois victoires. À l’assemblée de Melfi, où il s’était établi, la nouvelle conquête fut partagée entre les douze principaux capitaines qui prirent le titre de comtes et restèrent subordonnés à Guillaume, lui-même nommé comte de Pouilles en 1043.
Dreux (ou Drogon). Il succéda à son frère Guillaume Bras-de-Fer en 1046. Il eut à se défendre contre une ligue redoutable formée par les Byzantins, le Pape Léon IX et l’empereur Henri III. Sa main de fer lassa les Italiens si bien qu’au moment de commencer la guerre, il fut assassiné par l’Apulien Riso dans l’église de Montoglio (Monte Illaro ?) le 10 août 1051.
Onfroy. Nommé Comte de Lavello, il succéda par la suite à Dreux en 1051. Il combattit avec succès les Byzantins, les Germaniques et le pape Léon IX, ligués contre les Normands. De cette époque date la suzeraineté du Saint-Siège sur le royaume de Naples.
Robert Guiscard (du normand viscard ou guiscard, du germanique wise, sage, avisé). Onfroy demanda son aide contre le Pape Léon IX, et il prit une part importante dans la victoire. A la mort d’Onfroy, il devint comte de la Pouille en 1057 et se rapprocha du nouveau Pape Nicolas II. Après l’avoir soumis, il reçut de ses compagnons le titre de duc de Pouille et de Calabre, confirmé par le pape en 1059.
Il enleva la Sicile aux Sarrasins avec l’aide de son frère Roger, qu’il nomma comte de Sicile en 1071, et chassa complètement les Grecs d’Italie. Le cap Viscardo de l’île de Céphalonie perpétue son souvenir.
Roger. Nommé par son frère comte de Sicile dès 1071, c’est après sa mort qu’il prit lui-même le titre de grand-comte en 1096 et rétablit partout la religion chrétienne. Il obtint ainsi en 1098 du pape Urbain II le titre de Légat apostolique, pour lui et ses successeurs, avec tous les pouvoirs attachés à cette haute fonction de l’Église romaine. Il mourut à Mileto en Calabre en 1101.
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Comte de Tourville
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Tourville, Anne Hilarion de Costentin comte de (Paris novembre 1642, Paris 27-28 mai 1701).
Entré dans l’Ordre de Malte à 14 ans, il fit plusieurs campagnes avec distinction contre les Barbaresques et avait déjà acquis une telle renommée que Louis XIV voulut le voir et le nomma capitaine de vaisseau dès 1667. En 1688, après être retourné bombarder Alger, il fut créé vice-amiral des mers du Levant. En 1689, il reçut le commandement d’une escadre de vingt vaisseaux chargée de soutenir Jacques II d’Angleterre et, en 1690, captura deux convois considérables près de l’île de Wight et dans la baie de Tingmouth (Devon). Il devait, avec la flotte de Brest, s’unir à la flotte de Toulon, commandée par d’Estrées, et faire un vigoureux effort pour réparer les échecs de Jacques II. Mais d’Estrées n’arriva pas... Il fut vaincu après une lutte héroïque de douze heures et ce malgré d’admirables dispositions. Tourville, provoqué par l’amiral anglais Russel en vue de Saint-Vaast-la-Hougue (1692), livra bataille malgré lui sur l’ordre exprès de Louis XIV, avec 44 navires contre 88 ennemis. Il put encore mettre à couvert dans les ports voisins les vaisseaux qui avaient réchappé à cette bataille. Nommé maréchal de France en 1693, il prit sa revanche à la bataille de Lagos, à la hauteur du cap São Vicente (Portugal), à la tête d’une escadre de 71 vaisseaux et, en cette seule campagne, fit perdre aux ennemis plus de 80 bâtiments. En 1697, la paix de Ryswick lui donna le repos que réclamait sa santé altérée.
Le jardin des plantes de Coutances dispose d’une statue à son effigie. En effet, la municipalité qui méditait depuis 1943 le fait de remplacer la statue de bronze de l’amiral (1907), œuvre du sculpteur Ernest Hulin, envoyée à la fonte pendant la Deuxième Guerre mondiale, accepta en 1952 le don fait par l’Etat de cette statue de pierre provenant du Trocadéro, dont il existe une maquette conservée au musée. La famille de Tourville disposait également d’un hôtel particulier à Coutances, l’hôtel Costentin de Tourville ou Bourdon de la Croix, actuelle maison du Sacré Cœur, rue Quesnel Canveaux. La commune de Tourville-sur-Sienne possède également une grande statue représentant l’amiral.
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